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Edgelands Maps à Frontera Morada, à Cúcuta
Titre : Edgelands Maps à Frontera Morada, à Cúcuta
Auteur-ice(s) : Andrés Boada, María Camila Roldán
Année : 2023
Ville: Cúcuta
Langue(s): anglais, espagnol
Avec quelques jeunes du programme Bitácora Ciudadana de Frontera Morada de la ville de Cúcuta, nous avons organisé le premier atelier dans la ville frontalière colombienne. Les jeunes Colombiens et Vénézuéliens qui ont participé à l'atelier nous ont amenés à étudier les accords implicites et explicites de la ville, entre les habitants et les immigrants, ainsi que ceux qui régissent l'autorité formelle et informelle à la frontière.
SESSION 1 : LES DISPOSITIONS EN MATIÈRE DE SÛRETÉ ET DE SÉCURITÉ DANS MA VIE QUOTIDIENNE.
Objectifs
- Compléter perspectives des jeunes avec la théorie existante pour parvenir à une compréhension commune de ce que nous entendons par (1) espaces urbains, (2) Internet/espaces numériques, (3) réseaux sociaux, (4) sécurité, (5) surveillance et (6) coexistence..
- Identifier les accords (explicites et implicites) qui existent dans certains espaces urbains et numériques autour de la sécurité et de ses éléments.
- Identifier les lieux urbains et numériques où les participant·es se sentent en sécurité ou non, et les facteurs de ce sentiment.
SESSION 2 : ACTEURS DIFFÉRENTS, MÊME SURVEILLANCE ?
Objectifs
- Identifier l'objectif et l'utilité de la surveillance et de la sécurité,
- Explorer la relation entre la surveillance et la sécurité.
- Discuter des différences et des similitudes qui existent lorsque la surveillance est effectuée par l'État, les acteurs informels et les citoyens.
- Discuter des différences et des similitudes qui existent lorsque l'on parle de sécurité dans les espaces urbains et numériques.
- Propose comment transformer un lieu dangereux en un lieu de coexistence impliquant la communauté.
Voici comment les jeunes ont défini les concepts transversaux discutés lors des ateliers
Résultats
Carte numérique de l'espace. Photo par Andres Boada
Carte du territoire physique. Photo par Andres Boada
Ce que nous avons appris
- La surveillance peut être assurée par des personnes présentes au quotidien dans la vie des jeunes, telles que les enseignants, les éducateurs, les résidents de Casa Morada (responsables communautaires) et les voisins du quartier.
- Il existe des technologies qui nous aident à nous sentir en sécurité, comme le partage de notre position avec des personnes de confiance.
- Les applications que les jeunes utilisent ne sont pas toujours sûres, car il existe des personnes, comme les pirates informatiques, qui peuvent accéder à nos informations personnelles.
- La plupart des sentiers frontaliers (utilisés pour le passage illégal) sont contrôlés par des acteurs illégaux qui contrôlent le passage des marchandises et des personnes.
- La technologie peut être utilisée pour protéger nos informations personnelles ou pour en faire un mauvais usage.
- Il n'y a pas de zones sûres partout ; il existe de nombreuses zones d'ombre à proximité.
- La technologie n'est pas sûre.
- Nous devons déconstruire nos espaces afin de les comprendre.
- La coexistence consiste en une analyse constante des contextes et des acteurs des espaces afin d'en comprendre les fondements.
- La surveillance est à la fois un mécanisme de contrôle et un mécanisme de protection.
- Les accords implicites et explicites nous aident à identifier les éléments constitutifs du contrat social.
- La technologie peut être amusante et divertissante, mais elle n'est pas sûre.
- Nous devons habiter nos espaces physiques et numériques en toute sécurité.
- Les technologies, la nuit et les sentiers frontaliers ne sont pas sûrs